NOYZIN
Image default
Actu Interviews

Entre projets et confessions – Rencontre avec Syndrom

Salut Syndrom,
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, vous êtes originaires de Mulhouse, vous faites du bruit que vous aimez bien définir comme du pop-hardcore dont vous avez donné une bonne idée avec No Cure For Fools, votre premier EP sorti en décembre 2017. Vous avez joué une quarantaine de concerts depuis et si on vous retrouve aujourd’hui, c’est notamment parce que vous attaquez votre 2e EP. J’ai tout bon ?

  • Salut Noyzin, c’est ça ! Nous avons de gros projets pour 2019. L’un d’entre eux est bien évidement d’enregistrer un deuxième EP pour montrer notre évolution.

Pour ce 2eme disque, vous restez en auto-production, avec un coup de pouce de votre public via Ulule. Il annonce aussi du changement, puisque vous indiquez partir sur un bon gros mélange de pop-culture et d’influences violentes de la scène metal. Votre clip “Fight Back”, au nom assez évocateur, annonce déjà la couleur. Comment s’est passé votre évolution dans ce sens entre votre premier EP et celui en préparation ?

  • On a changé de batteur depuis notre premier EP. On s’est un peu remis en question et on a changé nos méthodes de composition. Chacun apporte sa touche personnelle dans les instrus, ce qu’on ne faisait pas avant. À force de jouer partout on a aussi recueillis pas mal d’avis positifs ou négatifs qui nous ont permis d’évoluer et de comprendre notre potentiel musical.

Syndrom possède une parité des sexes parfaite ce qui est assez rare pour les groupes dans votre style musical. Mais , est-ce que ça reste un défis pour une femme de se faire une place sur une scène musicale largement occupée par les hommes, notamment la scène metal ? Est-ce que pour vous-même, ça a parfois été relou ou contraignant ?

  • Clelia : On pourrait croire que c’est un défi mais pas du tout. La scène métal est très ouverte, même si nous sommes en minorité. Après c’est sûr qu’il est déjà arrivé qu’on ne me prenne pas au sérieux, dans une soirée punk hardcore avec que des groupes qui envoient, t’as peur quand tu me vois arriver sur scène. Mais dès la première chanson on efface ces préjugés.
  • Anna : C’est encore pire d’être bassiste, on se fait trop martyriser.

 Vidéo : En 2019, Syndrom compte bien rendre les coups. 

Sur la route des concerts, c’est quoi votre playlist habituelle dans le tour-bus ?

  • Du Frank Carter, Marmozets, Eminem… Des trucs qui défoncent ! Sinon quand Anna conduit on a le droit à une vieille radio allemande qui grésille.

Quand on est originaire de Mulhouse, voir d’Alsace en général. C’est quoi le plus gros défis pour un groupe de musique ? La plus grosse difficulté ? Quel regard vous portez au final sur les musiques actuelles en Alsace ?

  • Le plus gros défi reste sûrement de s’exporter en dehors de notre région. Mulhouse il s’y passe beaucoup de choses et on a une bonne scène mais c’est pas très côté malheureusement et peut être pas assez diversifié, il y a beaucoup de groupes de métal. On kiffe quand même pas mal de groupes de chez nous comme Kamarad, Last Train, Dirty Deep ou Electrik Yakuza… La difficulté pour nous c’est de dire « ouais on vient d’Alsace mais on a du potentiel », c’est plus simple quand tu viens d’une grande ville.

Si on vous propose de jouer dans le lieu de votre choix, avec le groupe de votre choix, cest quoi le programme de la soirée ?

  • Nicolas : Avec Frank Carter en Angleterre, ça défonce !
  • Anna : Moi j’aime bien l’Allemagne alors je dirais sur une grosse scène là bas avec Mass Hysteria.
  • Clelia : Je kifferais faire L’Olympia avec The Fever 333. Ça reste un peu intimiste et c’est quand même une salle mythique. Et pour Fever, c’est des bêtes de scène, il n’y a même pas besoin de justification.
  • Louison : Ou avec Pogo Car Crash Control au Bus Palladium à Paris. En fait le mieux c’est de se faire une petite tournée pour s’organiser tout ça, comme ça il n’y a pas à choisir.

Vous avez déjà une bonne habitude de la scène, mais est-ce que vous vous souvenez de votre tout premier concert, vous nous racontez ?

  • Clelia : Dans des chorales à 7 ans, avec de la petite variété française qui passe bien.
  • Anna: Moi j’ai joué du Christophe Maé sur une grande scène avec des gosses, c’était frustrant de pas avoir un vrai groupe à ce moment là.
  • Louison : Mon premier concert c’était dans la cour d’une église, on a fait Smoke On The Water. Voilà.
  • Nicolas : Moi c’était dans la cave d’un bar à Metz avec un batteur qui avait joué pour Dragon Force et Mass Hysteria. Il était là en remplacement car notre batteur nous avait lâchés. Le mec tapait tellement fort, que notre chanteur a été interdit de concert par son médecin à cause des acouphènes.

En 3 mots, motivez les lecteurs de Noyzin à soutenir votre cagnotte pour le prochain disque !

  • Clelia : Achète c’est cool
  • Anna : Ulule syndrom.fr
  • Nicolas : T’es pas prêt
  • Louison : Si t’es prêt

Pour suivre Syndrom : Facebook 
Aider au financement du disque via Ulule

Comments

comments

Articles Similaires

Strasbourg et ses bars-concerts

Monsieur Noun

Grosse fiesta pour les 20ans de Zone 51 (Selestat) !

Monsieur Noun

Gagnez vos places pour le Bastards Fest 2 ! [FINI]

Monsieur Noun